| メモ 投稿者:如月 投稿日:2009/04/28(Tue) 00:30 No.6936 | |
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XVMT. dens î & on conclut à la manutention des Récolets dans I.fttrk. ies églifes dont M. le Vifiteur les a exclus : après quoi on L*Q*Arti~tomoe fur 1e c°rps de M. Favre qu'on dit avoir joué plu- cîe- ataqtu fleurs rôles incompatibles dans cette tragédie de la Cochin- it Provî/t- chine ; de Suifle de nation , de Protonotaire Apoftolique, tafr* de Secrétaire de la Vifite , & de Provifiteur ( l'incompatibilité eft admirable.) Enfin de Procureur des Miflïons étrangères de Paris en Cour de Rome , où il fe troure préfen- tement , & delà on tire deux conclufîons contre lui , la première que les Actes de la Vifite qu'il a remis à la Propagande foient déclarés de nulle autorité , la féconde qu'ayant condamné un livre du Père Philipe, il foit lui - même condamné par les loix &c.
Répoufe à On a répondu à ces écrits , que les Actes de la Vifite eet Article, étoient en due & bonne forme, reçus & reconnus pour vrais par la Propagande ; & que fi le Père Molina n'étoit pas content de la condamnation du livre du Père Philipe , il n'avoit qu'à le produire <Sç le faire examiner, que M. Favre s'en tiendroit volontiers au jugement qu'on en porte- roit à Rome.
Ce livre eft intitulé Injb-tiïïion fur les Sacrenmis } mais il n>a rjen de bon que le titre ; car tout le refte eft un ramas d'abfurdités & d'hiftoires ridicules , plus propres à faire du Livre, douter des miftères de notre Religion qu'à inftruire les Néophites , foit que cela provienne du peu de lumière de l'auteur, ou qu'il n'eft point en état d'écrire en langue Co- chinchine , foit qu'il n'eft point théologien ou qu'il a eu en vue de foutenir la faufle doctrine de M. Alexandre fur la rebâtifation &c.
Pour prouver l'excellence du Batême, il raconte que plu- Jîsurs Docteurs nous ont apris, qtf autrefois dans le Royaume d'Arménie , il y eut un Roi qui avait beaucoup de haine contre les cln-é- tiens : c'ejl pourquoi il perfécuta. lu Religion dans tous les lieux, £wu manière bien cruelle , // ntévitoit que Dieu teut alors ptaii, cepadant Dieu hifiùmait bon qui ouvrit le cxur à St. foui foto- lé le convertir lorfqidl perfécutoit les chrétiens , ouvrit auljî le cxur XVII f. à ce Roi pour qu'il connut la fainte Religion. AinQ il arriva que Le iras. le Roi tenant confeil dans le Palais avec les Mandarins pour âéll- J?'4/- , bérer du moyen d'abolir entièrement la Religion dans le Royaume j /„ pointe le Roi & les Mandarins fitrent aujfitôt tous changés en cochons ; de la con- tout le monde acourut au cris de ces cochons , fans favoir quelle damnation pouvait être la caufe d'une chofe aujfî extraordinaire ; alors il y Ltvre- eut un chrétif7i nommé Grégoire qui avait été mis à la. quejlion le jorir de devant qui acourut au bruit , £=? qui reprocha au Roi fa cruauté envers la Religion : au difcours que ]tt Grégoire les cochons s'arrêtèrent , & fêtant tus , ils levèrent le mufeau en haut pour écouter Grégoire, lequel interrogea tous ces cochons en ces termes, déformais êtes-vous réfoliis de -vous corriger ? A cette demande tous les codions frent un coup de tête comme s'ils avaient dit otù : Grégoire reprit ainfi la Parole, fi vous êtes réfoln de vous corriger , fi vous vous repentez de vos péchés & que vous vouliez être b/i- tifés pour obferver la Religion parfaitement , le Seigneur vous regardera dans fa miféricorde $ fmon vous ferez malheureux dans ce inonde & dans l'autre. Tous les cochons fraperent de la tête , „.« . frent la révérence & crièrent comme s'ils avoietiti voulu dire yfils rlAkides le defiroient ainfi très-fort} Grégoire voyant les cochons hwnbles raportcet de cette forte prit de feau & batifa toits ces cochons, & il a*-- ^MS ce riva fur le champ im grand miracle , car à tnefure qu'il batifoit lvre' chaque cochon., aujfitèt il fe changeait en perfomie plus belle qu'auparavant. |
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