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【Sommaire】
A l'origine, le waka, le poeme japonais en 31 syllabes, fut l'art de toute
la population. Presque tous les peuples purent composer ce poeme en forme
breve facilement. Composer le waka ne fut pas un comportement special pour
eux. L'anthologie "Manyo-shu", qui fut achevee a la fin de l'epoque Nara (environ 760-790) fut
ainsi la premiere tentative de rassembler les wakas de toutes les classes
de la societe, depuis l'Empereur jusqu'au peuple anonyme dans la ville
ou dans la campagne.
A l'epoque Heian, non seulement beaucoup de wakas furent composes, mais
des concours de waka furent organises dans la cour comme un jeu d'agrement
et comme une sorte de rite politique. L'anthologie "Kokin-waka-shu " fut editee dans cette situation entre 905 et 913 sous le commandement
de l'Empereur Daigo. Cette premiere anthologie imperiale de waka fut en premier lieu, la presentation
directe de la prosperite litteraire du regne de Daigo, mais aussi la presentation
de la prosperite sociale et de la paix c'est-a-dire celle du resultat politique
de Daigo. L'anthologie imperiale de waka fut charge des son debut ces deux
aspects. Quand on considere sur le waka, on ne doit pas oublier de considerer
l'aspect politique.
Mais durant la periode suivante de la regence, composer le waka ne fut pas le courant principal dans la societe litteraire.
Les homme prefererent le poeme en chinois et les femme choisirent des oeuvres
de genres nouveaux, par exemple des romans represente par "Genji monogatari (Roman de Genji)", des journaux litteraires, des essais etc. Durant cette periode, les concours de waka decrurent.
Avec son intronisation en 1072, l'Empereur Shirakawa commenca a recruter une nouvelle clientele hors de l'influence des regents,
et pour realiser ce projet il voulut retablir la societe litteraire de
waka avec sa clientele. En premier lieu, il commanda a Fujiwara no Michitoshi
(1047-99) d'editer une nouvelle anthologie de waka. Et puis Shirakawa organisa
un concours de waka en 1078. Le concours de waka avait cesse dans la cour
depuis 986. Or, Michitoshi presenta un brouillon de la nouvelle anthologie
en octobre 1086 a Shirakawa juste avant son abdication en decembre, et
il acheva la quatrieme anthologie imperiale "Goshui-waka-shu" en 1087.
Dans la periode qui suivit l'abdication de Shirakawa, l'Empereur Horikawa (fils de Shirakawa) et l'Empereur Sutoku (arriere-petit-fils de Shirakawa) furent celebres comme des patrons de
waka. Sous les gouvernements des Empereurs abdiques, il y eut une division
implicite du domaine litteraire. Le waka appartint a l'Empereur et a la
cour, les arts divers vulgaires appartinrent a l'Empereur abdique. De sorte
que, sous l'initiative forte des Empereurs abdiques, les wakas retablis
ne purent pas bien fleurir.
Ceux qui changerent cette situation dans les derniers jours de gouvernement de Goshirakawa-in, furent le regent Fujiwara no Kanezane (1149-1207) et son fils Yoshitsune (1169-1206). Ce fut pour opposer contre la politique culturelle trop vulgaire
de Goshirakawa et en meme temps pour demontrer la force culturelle et l'existence
originale du regent au Bakufu qui fut nouvellement etablit dans cette periode.
Yoshitsune et son oncle moine Jien (1155-1225) patronnerent Fujiwara no Teika (1162-1241), qui fut un debutant a la cour et dans la societe litteraire.
Ainsi, l'age d'or de waka fut fonde.
Yoshitsune organisa dans sa maison beaucoup d'assemblees et de concours, parmi lesquels le plus pompeux fut le concours de 600 jeux en 1193 qui reunirent 1200 wakas composes par 12 poetes. Yoshitsune et Jien composerent chaquns 100 wakas avec leurs invites.
Mais, Kanezane et Yoshitsune perdirent leurs postes dans la cour en 1196
a cause de Minamoto no Michichika, un vassal de nouvel Empereur Gotoba. Cependant, apres la chute de Kanezane et de Yoshitsune, Gotoba commenca
a l'inattendu a s'interesser au waka. Il songea a re-unifier l'Etat sous
la domination de la culture, surtout par la force de parole.
En 1201, il commanda a 6 poetes de rediger la nouvelle anthologie (l'un entre eux mourut pendant la duree de la redaction). Cette nouvelle anthologie "Shinkokin-waka-shu" fut achevee officiellement en 1205 (300 ans apres l'achevement de "Kokin-shu"). Ce fut un des plus grands resultats culturels de la periode des Ins.
Il est tres vrai que l'activite du gouvernement de Gotoba fut contraint par le Bakufu. Donc, plupart de japonais pense que l'existence de la cour a l'epoque Kamakura est un peu anachronique, et que "Shinkokin-shu" qui rassembla les wakas du debut de l'epoque Kamakura aussi est
anachronique. De plus, on dispute souvent que les wakas de debut de l'epoque
Kamakura ne sont que des eclats faibles de la tradition en train de disparaitre.
Mais en verire, "Shinkokin-shu" montre la nouvelle maniere d'etre de la culture et de la cour, c'est-a-dire, la renaissance du pouvoir de l'Empereur dans nouvelle situation politique, a savoir la co-existence avec le Bakufu.
Apres l'achevement de
"Shinkokin-shu", des styles de composition de waka a la
"Manyo-shu", a la "Kokin-shu" et a la "Shinkokin-shu" furent consideres comme les trois grands styles classiques
et typiques de waka.
Conferez la page de la litterature en general.
Chokusen-shu 勅撰集
Anthologie imperiale de waka, le poeme japonais de 31 syllabes.
Le chokusen-shu fut en premier lieu, un recueil des wakas superieurs. Son
choix mit les poetes a l'honneur et fut un modele important pour les lecteurs.
Mais en tout cas, son autorite vint de l'Empereur. Et pour les Empereurs
ce fut le moyen de montrer la prosperite et la paix de leurs regnes. Ainsi,
par le biais de l'anthologie imperiale, le waka qui appartenait essentiellement
au domaine litteriare et etait purement personnel, devint un outil politique.
En second lieu, il faut savoir que chaque anthologie imperiale reflete
la periode ou elle fut editee. Mais ce reflet n'est pas directe. L'anthologie
imperiale refleta toujours la societe ideale du moment et on doit l'approcher
avec la methode de l'analyse du ideal. Il ne faut pas donc porter un jugement
trop realiste ou trop moderne dans le monde de waka et blamer que ce n'est
qu'une fiction. Pour gouter le waka classique, on doit l'apprecier en son
existence totale dans la societe.
Or, de "Kokin-waka-shu" (environ 913) a "Shinshokukokin-waka-shu" (1438), 21 anthologies furent editees sous cette politique culturelle.
La fin d'entreprise de chokusen-shu signala la perte de l'ideal pour la
cour. Et en meme temps, ce fut la fin du waka classique.
Kokin-waka-shu 古今和歌集 ou plus simplement Kokin-shu 古今集
Premiere anthologie imperiale de waka en 20 volumes, qui fut achevee aux
environs de 913-914. Le titre signale une anthologie (=shu) de waka ancien et contemporain (=kokin). Ce fut l'Empereur Daigo qui la commanda en 905. Les compilateurs furent Ki no Tomonori, Ki no
Tsurayuki, Oshikochi no Mitsune, Mibu no Tadamine. Ellerassembla environ
1111 oeuvres de 124 auteurs connus. Mais elle rassembla aussi beaucoup
d'oeuvres d'auteurs anonymes (=yomibito-shirazu) .
Les oeuvres principales furent celles des compilateurs qui furent brillantes
et legeres. Les rhetoriques dominantes dans "Kokin-shu" sont directes et superficielles.
Goshui-waka-shu 後拾遺和歌集 ou plus simplement Goshui-shu 後拾遺集
Quatrieme anthologie imperiale en 20 volumes, qui fut achevee en 1087. Ce fut l'Empereur Shirakawa qui la commanda et le compilateur fut un vassal de Shirakawa, Fujiwara
no Michitoshi (1047-1099). Elle rassembla 1218 oeuvres.
Les compositeurs principaux selon le nombre des oeuvres prises dans cette anthologie furent Izumi-shikibu, Dame Sagami, Akazome-emon, le moine Noin et Ise-no-osuke. Parmi eux Izumi-shikibu, Dame Sagami, Akazome-emon, Ise-no-osuke furent des dames de la cour durant la periode de la regence. Kuro kami no midare mo shirazu uchi-fuse ba, mazu kakiyari-shi hito zo
kohishiki.
黒髪の みだれもしらず うちふせば まづかきやりし 人ぞ恋しき
(Quand je me couche inconsciemment sur le desordre de mes cheveux noirs,
je me souviens tout de suite amoureusement de celui qui me peigna. --Izumi-shikibu)
Kinyo-waka-shu 金葉和歌集 ou plus simplement Kinyo-shu 金葉集
Cinquieme anthologie imperiale en 10 volumes, qui fut achevee en 1125-26.
Ce fut Shirakawa-in qui la commanda et le compilateur fut Minamoto no Toshiyori (environ 1055-1129).
Il y a trois editions de cette anthologie dont la deuxieme qui fut achevee
en 1125 est la plus connue. Cette deuxieme edition rassembla environ 665
oeuvres dont les principales furent celles de Toshiyori.
D'apres mon etude, cette anthologie fut editee pour calmer l'ame de feu prince Sukehito (1073-1119), un demi-frere cadet de Shirakawa-in, et qui ne put pas devenir
l'Empereur a cause de l'opposition de Shirakawa-in.
Sika-waka-shu 詞花和歌集 ou plus simplement Shika-shu 詞花集
Sixieme anthologie imperiale en 10 volumes, qui fut achevee aux environs
de 1151. Elle fut commandee par Sutoku-in et le compilateur fut Fujiwara no Akisuke (1090-1155). Elle rassembla
415 oeuvres.
Senzai-waka-shu 千載和歌集 ou plus simplement Senzai-shu 千載集
Septieme anthologie imperiale en 20 volumes, qui fut achevee en 1188. Elle
fut commandee parGoshirakawa-in et le compilateur fut Fujiwara no Shunzei (1114-1204). Elle fut l'anthologie
de grande envergure qui suivit "Goshui-shu" et qui preceda "Shinkokin-shu". Shunzei rassembla 1288 oeuvres dont les compositeurs connus furent au nombre de 385. Son fils Teika (1162-1241) aida a la redaction.
Goshirakawa commanda a Shunzei d'editer la nouvelle anthologie en fevrier 1183. Ce fut justement pendant la guerre intestine entre les Minamoto et les Taira. Les Taira fuirent Kyoto avec l'Empereur Antoku en juillet de la meme annee. En renplacement des Taira, l'armee sauvage des Minamoto occupa Kyoto. Mais "Senzai-shu" ne mentionne rien sur cette guerre. Contrairement a la misere de
la guerre reelle, il n'est question dans cette anthologie que de la paix
de la cour et la noblesse. Mais c'etait la maniere d'etre de l'anthologie
imperiale.
L'episode plus celebre qui concerne a la redaction de "Senzai-shu" est decrit dans "Heike monogatari". Dans cet episode, Taira no Tadanori (1144-1184) revint chez Sunzei
a Kyoto pendant sa fuite avec sa famille et confia a Shunzei quelques wakas
qui furent caches dans son armure. Son voeu etait quelques unes de ses
oeuvres soient choisies dans l'anthologie. Tadanori mourut bientot dans
le combat d'Ichi-no-tani. Shunzei choisit une oeuvre de Tadanori comme
oeuvre de compositeur anonyme.
Les compositeurs principaux par le nombre des oeuvres prises dans cette anthologie furent Minamoto no Toshiyori, Fujiwara no Shunzei, Fujiwara no Mototoshi, Sutoku-in et le moine Shune.
Il se peut que des oeuvres de Sutoku-in furent prises pour calmer son ame.
Sazanami ya, Shiga no miyako ha are-nishi wo, mukashi nagara no yama-zakura
kana.
さざ浪や 志賀のみやこは あれにしを むかしながらの 山ざくらかな
(O vaguelette, la ville de Shiga, vieille capitale, qui fut celebre par
toi, se delabra, mais des cerisier de la montagne reste et fleurit comme
autrefois. --Compositeur anonyme, en fait Tadanori Taira)
Shinkokin-waka-shu 新古今和歌集 ou plus simplement Shinkokin-shu 新古今集
Huitieme anthologie imperiale en 20 volumes commandee par Gotoba-in. Les redacteurs furent Minamoto no Michitomo, Fujiwara no Ariie, Fujiwara no Teika, Fujiwara no Ietaka, Fujiwara no Masatsune. Mais en fait, le gout de Gotoba-in
influenca fortement sur le choix des wakas et les redacteurs ne furent
que ses assistants.
Le titre signale "Nouvelle anthologie de waka ancien et contemporain" qui rapelle le "Kokin-shu". L'achevement officiel se situe en 1205 en considerant la date superstitieuse
de "Kokin-shu". Ce fut parce que le regne de l'Empereur Daigo qui avait fait editer "Kokin-shu" fut considere ideal par Gotoba-in.
Mais apres le rite de l'achevement, beaucoup de changements furent fait et elle fut achevee aux environs de 1216 en fait. Cette edition rassembla 1979 oeuvres dont les compositeurs connus furent au nombre de 396. Les poetes principaux par le nombre des oeuvres prises dans cette edition furent le moine Saigyo, le grand pretre Jien, le regent Fujiwara no Yoshitsune, Fujiwara no Shunzei, la princesse Shikishi, Fujiwara no Teika, Fujiwara
no Ietaka, le moine Jakuren, Gotoba-in et Ki no Tsurayuki.
La preface d'anthologie fut compose par Fujiwara no Yoshitsune, qui fut le Regent du temps et l'oeuvre du commencement, qui fut consideree tres honorable, fut celle de Yoshitsune.
Cependant, l'edition de 1216 n'est pas la derniere. Gotoba-in, qui fut
exile a l'ile d'Oki apres la guerre intestine en defaite de 1221, ratura beaucoup d'oeuvres en ses derniers jours. Cette edition est connue comme Oki-bon (Oki edition), mais peu d'influence.
En tout cas, les wakas representatifs de cette anthologie furent composes
selon des rhethoriques compliques, notamment de "honka-dori", mais en general ces rhetoriques furent cachees sous une apparence
romantique et paisible. De sorte que, la plupart des wakas de "Shinkokin-shu" eut deux aspects en meme temps. Les critique du temps appelerent
cette tendence "yugen (幽玄)", c'est-a-dire vague et mystique.
On peut dire que la tendance dominante de "Shinkokin-shu" est symbolique et un peu esoterique. En plus, je voudrais faire remarquer que "Shinkokin-shu" correspond inconsciemment a la structure doublee de la politique
du temps. Dans ce sens, elle fut bonne reduction de la periode des Ins.
Miwatase ba yama-moto kasumu Minase-gawa, Yuhbe ha aki to nani omohi kemu.
見わたせば 山もとかすむ 水無瀬河 ゆふべは秋と なに思ひけむ
(Je vois au loin la limite brumeuse entre la riviere Minase et la montagne,
comme le penserent les anciens quand ils dirent que le meilleur soir fut
celui de l'automne. --Gotoba-in.)
[Cette oeuvre suppose un brumeux soir de printemps a Minase ou se situa
une villa imperiale de Gotoba-in. Tout d'abord, Gotoba exprime le beaute
du soir brumeux de printemps, mais ensuite il change de point de vue et
critique l'esthetique traditionnelle qui adore le soir de l'automne. Enfin,
Gotoba veut dire implicitement que c'est lui qui decide la norme d'esthetique.]
Shinchokusen-waka-shu 新勅撰和歌集
Neuvieme anthologie imperiale en 20 volumes., qui fut achevee en 1235. Elle fut commandee par l'Empereur Gohorikawa (1212-1234, r. 1221-1232) et le redacteur fut Fujiwara no Teika (1162-1241), un poete representatif de la periode des Ins. Le titre signale "Nouvelle anthologie imperiale de waka". Elle rassembla 1374 oeuvres.
Apres la nomination honorable au redacteur, Teika voulut faire presenter
tous les resultats litteraires du regne de Gotoba-in et editer une anthologie purement litteraire. Mais les wakas de Gotoba-in,
qui fut le meneur de la guerre contre le Bakufu en 1221, durent etre exclus de cette anthologie sous la pression politique indirecte
du Bakufu. Ainsi, Teika ne put pas realiser son intention litteraire completement.
Bref, "Shinchokusen-waka-shu" montre l'aspect politique de l'anthologie imperiale sous la surface
purement litteraire et paisible.
Les poetes principaux par le nombre des oeuvres prises dans cette anthologie
furent Fujiwara no Ietaka qui fut un vassal fidele de Gotoba-in, le Regent
Fujiwara no Yoshitsune, Fujiwara no Shunzei qui fut le pere de Teika, Fujiwara no Kintsune le dajo-daijin et un beau-frere de Teika, le grand pretre Jien, le regent Kujo Michiie, le troisieme Shogun Minamoto no Sanetomo, Fujiwara no Masatsune, la dame Sagami, Teika etc.
Manyo-shu 万葉集
La plus vieille anthologie nationale de waka, qui fut achevee a la fin
de l'epoque Nara. Les poemes rassembles dans "Manyo-shu" montrent le style antique et un peu rustre de waka.
Les poetes principaux furent l'Empereur Jomei, l'Empereur Tenchi, l'Empereur
Temmu, l'Emperatrice Jito, le princesse Nukata, le prince Arima, Kakinomoto
no Hitomaro, Yamonoue no Okura, Yamabe no Akahito, Otomo no Yakamochi etc.
Entre les wakas de ces nobles, des wakas du peuple furent rassembles. De
sorte que, "Manyo-shu" montre la reduction de la societe antique.
Hyaku-nin isshu 百人一首
Anthologie de cent wakas par cent poetes. La plus celebre est "Ogura hyaku-nin isshu".
Ordinairement, "Hyaku-nin isshu" indique "Ogura hyaku-nin isshu".
Depuis l'epoque Muromachi (14eme et 16eme siecle) jusq'aux temps modernes,
"Ogura hyaku-nin isshu" est l'achevement littairaire classique le plus intime et le plus
celebre pour la population japonaise. Mais, ni le processus de la redaction,
ni le redacteur d'Ogura hyaku-nin isshu ne sont pas evidents. On croyait que le redacteur fut Fujiwara no Teika (1162-1241) et les historiens modernes confirment cette croyance de la
population vrais. Pour les historiens, le but de la redaction de cette
anthologie a un rapport avec la redaction de "Shinchokusen-waka-shu." A savoir, Teika, qui ne put pas realiser completement son intention
dans "Shinchokusen-waka-shu", la realisa dans la redaction privee d'Ogura hyaku-nin isshu. La difference plus remarquable entre le choix de "Shinchokusen-waka-shu" et d'Ogura hyaku-nin isshu est qu'il y a une oeuvre de Gotoba-in (1180-1239, r. 1183-1198) dans "Ogura hyaku-nin isshu".
D'apres mon etude, cette oeuvre de Gotoba-in fut composee selon la rhetorique honka-dori d'une oeuvre de Teika, et Taika osa la chosir comme l'evidence de l'intimite
litteraire entre Gotoba-in et Teika. (Celui qui connut que l'oeuvre de
Gotoba-in fut honka-dori d'une oeuvre de Teika fut Teika lui-meme, alors
le redacteur d'Ogura hyaku-nin isshu fut presque certainement Teika.) Cf.
Ajikinaku mono omohu hito no sode no ue ni, ariake no tsuki no yo wo kasane te ha. (Fujiwara no Teika, 1190)
あぢきなく 物おもふ人の 袖のうへに 有明の月の 夜を重ねては
(Comment s'augmentent les larmes sur la manche de celui qui se trouve que
les evenements sont sans valeur, quand les aubes dans lesquelles on regarde
la lune en seul repetent.)
Hito mo oshi, hoto mo urameshi, ajikinaku yo wo omohu yue ni mono omohu mi ha. (Gotoba-in, 1212)
人も惜し 人も恨めし あぢきなく 世を思ふゆゑに 物思ふ身は
(Je regrette une personne, je garde rancune a autre personne, moi, je me
trouve que les evenement sont sans valeur, parce que je me trouve que le
monde est sans valeur.)
n.b. L'oeuvre de Gotoba-in fut composee evidemment en prenant des mots-cles (ajikinaku, mono omohu et hito) de l'oeuvre de Teika comme une sorte de correspondance d'amour. Dans
le cas ordinaire de correspondance par waka, l'oeuvre posterieure devint
la reponse a l'oeuvre anterieure. Mais dans ce cas, l'oeuvre anterieure
de Teika semble repondre a l'oeuvre posterieure de Gotoba-in. (L'oeuvre
de Gotoba-in exprime vaguement la douleur de l'amour perdu et l'oeuvre
de Teika peut etre consideree comme sa consolation). Dans ce sens, cette
oeuvre de Gotoba-in fut un chef-d'oeuvre de rhetorique honka-dori et peut-etre
a-t-il confiance en lui de cette oeuvre. En 1212, cette oeuvre fut publiee
avant Teika. Ce fut un grand honneur pour Teika aussi que Gotoba-in fit
correspondre son oeuvre a la sienne.
A l'epoque Muromachi et a l'epoque Edo, l'oeuvre anterieure de Teika fut
oubliee par la population. Alors, l'oeuvre de Gotoba-in seule fut interpretee
comme la prediction de la guerre contre le Bakufu en 1221.
Lien a Ogura Hyakunin Isshu, 100 poems by 100 poets (en anglais)
Lien a l'Interpretation of Ogura Hyakunin Isshu in English.
Uta-awase 歌合
Concours de waka comme une sorte de rite social. Le plus grand concours
fut organise en 1201, par Gotoba-in. Il consista en 1500 jeux entre 30
poetes.
Daiei 題詠
Composer un waka avec titre.
Cette tentative prospera a la periode des Ins, a cause de l'augmentation
des concours et de la combinaison de waka avec la peinture. En consequence,
le waka, qui fut separe de la mentalite a l'occasion quotidienne de poete,
devint artificiel. Et le titre lui-meme devint plus en plus complique.
Dans le monde du waka avec titre, on composa un waka d'amour sans experience
de l'amour reel, et un waka de saison sans rapport avec la saison. Le waka
avec titre fut l'expression de l'image contenue mais cachee des titres.
En d'autre termes, son but fut de tirer ce qui est universel dans les titres
et de donner une nouvelle forme (= la dissimilation), et non de exprimer
quelque chose de personnel ou d'individuel (=l'assimilation).
Hyakushu-uta 百首歌
Suite de cent wakas. Elle aussi prospera a la periode des Ins.
Composer le waka fut la demonstration indispensable de son intelligence pour tous les courtisans. Mais composer cent wakas comme une suite accelera la specialisation de poete. Or, il est difficile que des wakas suivant a l'occasion entrent dans une suite. Au contraire, la relation structural entre chaques wakas devient plus important.
Kumidai-hyakushu 組題百首
Suite de cent wakas avec titre.
Elle commenca en 1105 ou 1106. La commande en fut passee par l'Empereur Horikawa. 14 ou 16 poetes se rassemblerent sous ce commandement.
Pour composer une suite de cent wakas avec titre, le poete doit avoir une
imagination riche en chaque titres et en leurs combinaisons avec les mots.
Apres la tentative de l'Empereur Horikawa, beaucoup de suites semblables
furent composees. Et les titres de la suite qui eurent beaucoup de succes
comme celle de l'Empereur Horikawa, devinrent les normes pour les descendants.
Entre eux, le concours de waka avec 600 jeux, qui fut execute en 1193 chez Fujiwara no Yoshitsune, eut 50 titres differents sur l'amour seul et 50 titres sur les saisons.
Sokuei 速詠
Waka d'improvisation.
Pour demontrer l'eclat de l'intelligence, les anciens poetes composerent
le waka tres rapidement. Souvent, ils composerent d'une maniere impromptue
le waka avec titre ou le waka selon d'autres restrictions ensemble, et
se disputerent leurs talents.
Au contraire, pour certains poetes religieux, les wakas d'improvisation
furent de vraies offrandes a Bouddha, parce qu'ils furent consideres comme
ne tenant rien de conscient ni d'artificiel.
Honka-dori 本歌取り
Rhetorique representative de waka de la periode des Ins. Honka-dori consiste
a prendre quelque mots ou des expressions de wakas prescedents celebres
(=honka) et de donner un sens redouble au nouveau waka. L'origine de cette
rhetorique remonte avant le "Kokin-shu", mais elle fut pratiquee avec conscience de la maniere eficace a
la periode des Ins par Fujiwara no Teika.
Par exemple, le waka suivant de Teika Koma tomete, sode uchi-harahu kage mo nashi, Sano no watari no yuki no yuhugure.
駒とめて 袖うち払ふ かげもなし 佐野のわたりの 雪の夕ぐれ
(Il n'y a pas d'espace pour faire reposer le cheval ou je puisse agiter
les manches de mon vetement, quel soir de neige je passe a l'embarcadere
Sano!)
a pour base le waka suivant de Naga no Okimaro (un poete de 7eme siecle).
Kurushikumo Furikuru ame ka, Miwa-nosaki Sano no watari ni ie mo aranakuni.
苦しくも 降り来る雨か 三輪の崎 佐野のわたりに 家もあらなくに
(Quelle douleur que la pluie qui tombe, il n'y a aucune maison a l'embarcadere
Sano pres de Miwa-no-saki)
Au commencement de son oeuvre ("Koma tomete, sode uchi-harahu kage mo nashi"), Teika essaie la description simple de la scene. Puis il mentionne
sur la localite. Et par cette localite de "Sano no watari", on se rappelle un vieux waka d'Okimaro et la situation douloureuse
d'un homme sous la pluie sans maison ou se reposer (peut-etre est ce fut
le soir). Pour marquer que son allusion a Sano no watari est faite consciemment et non par hasard, Teika met ces phrase juste a
la meme place que celles du waka d'Okimaro. Mais a la fin, Teika change
la situation brusquement et il dit que tout se passe sous la neige. Grace
a cette indication, on comprend pour la premiere fois qu'il veut faire
agiter ses manches pour en faire descendre la neige.
Quelle neige!
Ces comparaisons approfondissent et fortifient le monde de l'oeuvre de
Teika.
Sans ces comparaisons, a savoir, la comparaison avec la pluie et la neige,
avec la bruit et le silence, avec le tenebre et le soir blanc, avec la
temperature ordinnaire et la froideur, l'oeuvre de Teika n'est qu'une simple
description d'une scene de l'hivers.
Ainsi, le honnka-dori est une maniere pour etendre le monde d'un waka en
prenant les expressions prescedantes de vieux waka.
En plus, dans cette oeuvre le genie de Teika se montre a la repetition du son "no". La viscosite et la pesanteur du phoneme "n" convient au caractere de la neige qui tombe. Je me souviens dans les langues europeennes le concept "neige" s'exprime souvent avec le phoneme "n", par exemple "la neige" en francais, "the snow" en anglais et "der Schnee" en allemand.
Remarque: L'oeuvre d'Okimaro a ete choisi a "Manyo-shu" et l'oeuvre de Teika a ete choisit a "Shinkokin-shu".
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